







|
.
LE
KIT
Une
aile moulée creuse en peau verre balsa époxy, renforts
carbone, chaussette carbone sur la longueurs des ailerons et longeron
sandwich.Toute la quincaillerie est
présente ainsi que l'empennage en balsa plume, juste découpé.
Sur toutes les pièces sont annotés les poids respectifs.
La notice du constructeur Allemand,
Claus Schnarrenberger rédigée en Anglais est suffisante
et donne des réglages parfaits.
Le site du constructeur: CS-Flugmodellbau .
Prix de vente: 309 € plus le port
Préalable:
Vous aurez tout d’abord à déterminer
l’option d’implantation des servos.
Deux solutions s’offrent à vous :
Celle préconisée
par le constructeur (qu’il ne met pas forcement en pratique sur ses
modèles…) à savoir servos d’ailerons un dessus/un
dessous de la platine vers l’arrière.
Cela suppose que les tiges de commande passeront une dessous et une dessus
la platine ce qui rend le démontage possible qu’en déclipsant
en aveugle les chapes à boules….
Deuxième
solution, et probablement la plus simple, les servos d’ailerons
sont positionnés l’un derrière l’autre à plat
et sur le dessus de la platine, les palonniers de servo traversant la platine.Cette
implantation est la seule permetant une fois les chapes servo déclipsées
le démontage de l'aile en faisant sortir les tringles carbone de
commandes sans trop grande difficulté.
Montage:
La principale difficulté serra de poser les palonniers d’ailerons
car la place disponible, entre le tube carbone et les bords du fuselage, pour
le bon fonctionnement sans frottement reste comptée (le tube
de queue supporte les inserts de fixation d'ailes et va jusqu'au début
de la platine).
La première opération
serra donc de repérer leurs points de pénétration
dans le fuselage et de pratiquer une ouverture suffisante dans celui-ci
pour permettre le passage des palonniers et des tiges de commandes
en carbone livrées à cet effet.
La taille de cette fenêtre devra probablement être ajustée
mais l’utilisation d’une mini perceuse et d’un disque à tronçonner
rendra cette tâche aisée.
A noter que cette découpe n’affecte en rien la solidité globale
du fuselage car ce n’est qu’un habillage répondant à la
double fonction de support / calages de l’aile et habillage aérodynamique.
Il faudra forer deux trous très précisément à l’endroit
repéré dans les ailerons pour insérer les renvoies et
fraiser sous l’aile des dégagements pour les débattements.
Attention durant cette étape de ne pas perforer l’aileron. Deux
doigts de part et d’autre permettent d’estimer la matière
restante (il est parfois nécessaire de recouper un peu la tige en question).
Attention ! le collage devra se faire aile en place, chape nylon posée
et il est conseillé de pratiquer un premier pointage léger à la
cyano, puis de s’assurer de l’absence de frottements latéraux
avant le collage définitif.
A cette étape du montage, vérifier et « roder » les
débattements : Le Kisal souffre du défaut mineur d’avoir
un débattement en position AF (vers le bas) limité, il faudra
donc bien contrôler ce point (et gare si la cyano à migrée
et durcie la charnière).
Il est temps de coller la chape à boule nylon sur la tige de commandes,
la mettre en place sur le palonnier mettre en place l’aile et valider
ou adapter la taille de la fente (ne pas hésiter à mettre l’aile
de biais pour faciliter cette opération).
A ce stade, le plus délicat est fait, l’aile est en place, les
tiges débouchent sur le dessous du fuselage et coulissent librement.
Implantation
des servos
Je vous recommande de vérifier la qualité du balsa employée
pour la platine car souvent trop tendre malgré la couche de résine
présumée le durcir, il risque d’éclater sur chocs
légers ou sous les contraintes des servos.
Des entretoises en CTP 0,5 de 6mm de large en fixation servos feront l’affaire
ou encore des mêches carbones.
Après mise en place
des servos, le collage des chapes d’ailerons (non livrées)
se ferra aile en place afin de se garantir que cela ne frotte nul part.
Réalisation
de l’empennage :
La notice préconise la pose d’un Oralight faisant aussi office
de charnière.
C’est tout à la fois, simple, léger et plutôt efficace.
Donc, ponçage léger en arrondie des bords d’attaque (ne
pas trop affaiblir les bords de fuites sous peine de vrillage ultérieur).
Renforcer le bord de fuite par une petite mèche de carbone. Si on ne
fait pas cela, lors de l’entoilage le bord de fuite aura tendance à se
déformer. Une fois cela fait, vous pouvez entoiler.
Réalisation du pylône du stab.
J’utilise pour ce faire un contrecollé 3x1,5mm à fibres
croisées, collage cyano, ponçage sur la poutre garnis de
papier de verre pour bien épouser l’arrondi et surtout ajustement
par ponçage de l’incidence très précis- la
notice indique que le plan de collage du stab doit être parallèle à la
partie supérieure du tube > un pieds à coulisse s’impose.
Cela donne un calage de 1.5°. Autre solution pour coller le stab, le poser à plat
sur le plan de travail en appuyant le tube de queue dessus, l’aile étant
montée sur le fuselage. Il doit y avoir 4 mm de plus en hauteur au niveau
du bord d’attaque (corde) de l’aile.
Mise
en croix :
Après calages ad hoc coller d’abord la dérive puis le stab
et le pylône (sous presse) parfaitement en croix.
Assurer la fixation du stab par un pont ou une ligature en mêche carbone
(même décollé, la ligature permet de ramener le modèle)
et des mêches pour la dérive.
Fixation
du doigt de lancement :
Le renfort interne et le traçage sont prévus d’origine
selon votre commande (gaucher ou droitier)
Surtout bien penser que le doigt serra posé vertical modèle calé horizontal
et non pas posé perpendiculairement à l’aile. Ceci équilibre
les efforts et évite d’avoir une peau de bébé sur
un doigt et une ampoule sur l’autre…
Rien de bien compliqué sinon une bonne précision d’ajustement
car cela doit rentrer « serré » avant collage à la
cyano.
CONSEILS :
Augmenter le volet mobile et la surface de
dérive d’un bon cm.
La surface du stab. peut être aussi légèrement augmentée
mais surtout la taille du volet mobile, cela peut éviter
d’avoir à encocher celui-ci au niveau du tube pour gagner en débattements.
Afin d’éviter un renvoie dans la dérive du fil kevlar (fourni)
de commande du stab, le palonnier en partie haute pénètre dans
le tube grâce à une fente pratiquée avant pose du pylône
et en partie basse une fente dans le tube en avant permet une commande
pull/pull sans renvoie (voir la petite animation à droite).
Cette méthode nécessite de refaire le guignol , celui livré devenant
trop court (avec 3 couches de ruban carbone sur une surface plane et un reliquat
de résine époxy par exemple)
La mesure du C.G étant de 74mm à respecter, éviter le
pouce et l’index les jours de grand vent… ;-)….la pesée
devant se faire au plus prêt des flancs du fuselage, trois planches deux
clous tête homme et un réglet font l’affaire.
Le
choix des servos :
Quand on vient de débourser plus de 300€ pour un modèle,
il est hors de question de le confier au même fabriquant que pour un
dépron à 30 €…
Maxi couple, maxi précision et surtout fiabilité…
Avec ce cahier des charges, le C271 de Graupner s’en sort honorablement
malgré un devis poids de quelques grammes supérieur au 261 qui
n’offre pas la même fiabilité. Bien entendu les nouveaux
servos numérique qui serront massivement testés en 2006 trouveront
leur place ici.
Le récepteur :
Jusqu’à preuve du contraire et vue la construction incluant beaucoup
de carbone, le R700 de GR et le Schulze ne vous poseront jamais de problème…..
La
batterie :
Sa capacité dépend du poids des servos et du poids de l’empennage.
En moyenne des 250ma conviennent mais l’on peu monter dans certains cas à 350
ma.
Je conseille de pratiquer une fente dans la platine pour position les éléments
les plus en avant au centre du fuselage (sinon l’ogive ne passe plus…)
et d’assembler les éléments 2 par 2 de sorte de pouvoir
régler le CG en modifiant la position des éléments les
plus arrières (prévoir du mou de fils).
Truc
et astuce : les câbles Kevlar ayants
la désagréable habitude de se détendre, surtout
quand il est neuf, l’utilisation d’un « tendeur » constitué d’une
petite pièce en corde à piano
coudée, permet sur le terrain de reprendre un jeu sans
avoir à tout démonter….c’est un truc
signé Ralf Mittelbach, une valeur sûre donc.
Réglages
et mixages :
Les miens: Les réglages de la notice sont corrects et les mixages dépendront
des possibilités de votre radio.
Si vous avez la chance de disposer de mixages et de phases de vols sur votre équipement,
vous pourrez adapter ceux ci à votre pilotage. Nos mixages sont les
suivants:
Pour ma part, (MX22) un inter à trois positions (control 7, je suis
gaucher)commande les trois phases de vol.
1 preset lancé, volets légèrement relevés (certains
pilotes de Kisal lancent sans ce preset)
A noter que par fort vent, ce mix permet de remonter celui-ci avec une bonne
prise de badin.
2 vol normal, tout à plat.
3 volets légèrement sortis, pour le thermique léger
et le taux de chute mini.
Mixages commandés par
inter avec rappel auto (SW 8, toujours spécial gaucher):
Aérofreins (ne fonctionne qu’en phase 2 et 3 car gros risque si
utilisation inopinée pendant le lancé…) qui devras être
associé à un mixage « piqueur ». Le débattement
est le maximum possible (voir plus haut).
Mixage commandé par
inter - Snap-flaps : Très efficaces sur le Kisal,
surtout en spirale/thermique. En cabré 5/10mm de volets vers
le bas, en piqué 1/2mm vers le haut.
Perso, je le laisse presque en permanence et cela réduit considérablement
les risques de décrochage quand on « tire » dessus
dans la pompe.(ce mix m'a sauvé un Kisal suite à panne du servo
de profondeur C261)
Mixage ailerons / dérive
commandé par inter – à débrayer dès
que l’on spirale-
Le potentiométre linéaire
latéral est librement associé aux volets en phases 2.
Les autres pistes de mixages :
Dérive vers profondeur à cabrer car il s’enfonce le bougre
dès que l’on utilise la dérive « à plat ».
(Ce comportement est sûrement lié au faible dièdre, caractérisrique
des SAL's Européens)
Volets sur le manche de gaz,pour les habitués .
Les
réglages et mixages d'Yvan Moquereau:
Pour ma part, (MX22) un inter à trois positions commande les trois phases
de vol.
1 preset lancé, volets légèrement relevés.
2 vol normal, tout à plat.
3 volets légèrement sortis, pour le thermique léger et
le taux de chute mini.
4 Un inter momentané me permet de passer en phase de vitesse pour rentrer
de loin (pas encore réglé au championnat de France.
5 AF sur le manche des gazs
6 Mixage commandé par inter - Snap-flaps : Très efficaces
sur le Kisal, surtout en spirale/thermique. En cabré 5mm de volets vers
le bas, en piqué 1/2mm vers le haut.
Je ne l’utilise que quand le vent se met à souffler, et très
rarement en temps calme.
7 Volets sur un potentiomètre. Les ailerons se baissent de 10mm, ce
qui ralenti très bien le planeur et lui permet de monter très
fort dans la pompe. Par petit temps cela permet de diminuer énormément
le taux de chute.
JB
Verrier:
MC3010 Multiplex. Débatements
3D...
Mixage aileron/dérive sur switch, débrayé dans la pompe
donne snap flap
3 phases de vols
AF sur un inter.
Essais en
vol.
Si le montage et l’équilibrage sont conformes, le premier lancé main
devrait être rien de moins que …parfait.
Les premiers lancés SAL devront être doux et permettre d’ajuster
le mixage « départ » probablement en relevant
d’un demi mm les volets.
En affinant les trims il est vite possible « d’envoyer » Comportement.
Bertrand: Le
Kisal n’est pas un planeur léger, il est difficile de
le sortir à moins de 320gr en état de vol et se comporte
toujours très bien vers les 345gr.
Des essai ont étés réalisés par son concepteur
pour le descendre à moins de 300gr et le résultat fut décevant.
Par vent soutenu un lest de 15 gr facilitera la pénétration.
Des trajectoires tendues, une vitesse de vol assez élevée, une
précision exceptionnelle, la capacité d’enrouler au ras
des pâquerettes et un décrochage tardif permettent d’explorer
un tout nouveau domaine de vol.
Il sera rarement le dernier en taux de chute mini par temps calme ou ce serra
le moment d’explorer les gains volets légèrement sortis.
Pour conclure, c’est le champion d’Europe 2005, un planeur prêt
tout à la foi pour le vol plaisir et la compétition à commander
et recomander.
Les pistes d'amélioration:
Je reste persuadé qu'un profil planche pour l'empennage traine
plus qu'un vrai profil aérodynamiquement stable....
JB: Polyvalence,
facilité, le Kisal est le planneur évolutif par exellence
du débutant au pilote confirmé.
Un comportement particulierement sain a basse vitesse permet d'exploiter la
moindre "micro ascendance".
En terme de perf. et pour les plus anciens, l'équivalent d'un Karina
( le modele de référence des annees 90.
Conclusions:
Un modéle abouti, polyvalent
et évolutif ayant fait l'objet d'une mise au point rigoureuse
par des pilotes d'exceptions, un artisan/constructeur sérieux
et sympatique, un prix "dans la norme" pour un modéle
de cette classe.
Seul petits défauts:
la fragilité du bord
d'attaque de l'aile qu'il est souvent nécessaire de repointer à la
cyano car sujette à un délaminage superficiel sans conséquence
sur la solidité mais altérant le profil du B.A ainsi
que des saumons tellement fins qu'il n'est pas rare d'en perdre un
bout.(pour être honête, il est quand même trés
solide vu ce que je leur ai fait voir, crashs compris...:-)
Les débatements en position
AF restent limités, par construction, et une articulation sur
l'intrados permettrai (peut-être...) un gain non négligeable.
Un comportement
plongeur en utilisant la dérive en mise en virage qui pourrai
bien être la conséquence d'un diédre plutot faible"à l'Européenne".
(largement compensé par un comportement trés sain, quoique
sportif, par vent établi et rafaleux)
Ce
test s'est échelonné sur plus d'un an et pas moins
de 7 modéles de Kisal au sein du club de Tournan en Brie.
Auteurs: Bertrand CIVADE, Yvan MOQEREAU, JB VERRIER
|